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Sénégal, campagne présidentielle : Le premier meeting de l'opposition.

« Le vieux est mort, il faut l'enterrer », crachent les haut-parleurs des partis politiques réunis hier place de l'Obélisque, esplanade devenue le lieu symbole de la contestation contre la participation du chef de l'Etat sortant au scrutin. Le Sénégal est en colère. Mais il y a ceux qui ont le temps de le crier, et ceux qui n'ont même pas le temps de lever la tête. Fatigué de sa vie de galère, le petit peuple de Dakar n'avait pas fait le déplacement hier. Place de l'Obélisque, il y avait surtout des militants, venus avec slogans et pancartes. « Abdoulaye Wade, le mange-morts national », dénonce celle de Cheikh Backé, étudiant en Histoire. « Abdoulaye Wade, le vampire des étudiants », renchérit celle de son camarade, Ibrahim Gome. Autour d'eux, quelque 5.000 personnes acquiescent tranquillement lorsque les sonos lancent le rap du mouvement « Y'en a marre », « Abdoulaye, faut pas forcer ! » Tous ici veulent son départ. Tout juste descendus de leurs 4x4, lunettes de soleil, costumes trois-pièces, les candidats à la magistrature suprême se succèdent à la tribune pour mesurer leurs argumentaires anti-Wade. Dans l'assistance, le journaliste Abdelatif Coulibaly, premier à avoir dénoncé les dérives affairistes des proches d'Abdoulaye Wade, considère sobrement qu'« il est plus que temps que les choses bougent dans ce pays ». Bougeront-elles ? Hier, le « mega-meeting » a peu mobilisé, au-delà des militants des différents candidats. « Les Sénégalais sont trop occupés à assurer leur survie », reconnaît l'opposant Malick Noël Seck. « J'aurais bien voté, mais j'ai perdu ma carte », confie d'ailleurs ce chauffeur de taxi, qui partage sa voiture avec un collègue. A l'un les journées, l'autre les nuits. « Ma politique à moi, c'est de ramener de l'argent tous les jours, à la maison », confie-t-il. Hier, l'opposition sénégalaise a réussi le symbole, pas la mobilisation.    Sur l'estrade, le décor est planté: " Pas d'élection présidentielle au Sénégal avec Wade ", proclame une large banderole signée du Mouvement du 23 juin (M23), qui regroupe opposants et représentants de la société civile. En majorité des jeunes, les militants s'agglutinent autour d'un périmètre de sécurité, délimité par des barrières de métal et à l'intérieur duquel se rassemblent les candidats et leur entourage au fur et à mesure de leur arrivée à bord de gros 4X4. La mobilisation est manifestement moindre que mardi dernier sur cette même place, où une manifestation du M23 a été dispersée à coups de lacrymogène par la police. " Avec l'anniversaire de la naissance du prophète, les départs en province pour ce week-end férié, nous savions que nous ne ferions pas le plein ", concède Cheikh Tidiane Dieye, l'un des leaders du M23. " Mais nous voulions être présents pour ce premier jour de campagne et diffuser notre message d'unité ", explique-t-il. Les gros bras du service d'ordre sont partout pour éviter les débordements. La police, stationnée à environ 500 mètres en bord d'avenue, reste très discrète. Le charismatique Alioune Tine, figure de la société civile et leader du M23, est le grand ordonnateur de ce " méga-meeting ", où chacun déverse son hostilité au président sortant. " A cet âge on prend sa retraite et on va demander pardon au bon Dieu ", crie une femme en boubou orange. " Non à la Wadynastie ", dénonce une pancarte, en référence au fils du président, qui cumule les portefeuilles ministériels dans le gouvernement de son père. " Macky Sall président ! ", " Debout pour le Sénégal, avec Idrissa Seck ", " Niasse 2012 ! ": sur une pancarte, un tee-shirt ou un autocollant, chacun affiche les couleurs de son champion. Dans la foule, on se regroupe par chapelle, reprenant en coeur les slogans des candidats. Ils sont tous là, ces huit candidats, qui la veille se sont formellement engagés à " rester unis " à l'approche du scrutin jusqu'à obtenir le retrait de la candidature honnie. Il y a notamment les poids lourds Moustapha Niasse, Macky Sall, Idrissa Seck --tous trois d'anciens Premier ministre de Wade--, et Ousmane Tanor Dieng. En un festival de lunettes noires, gants de cuir, vestes camouflées ou mines patibulaires, les mastards de la sécurité jouent des coudes au pied de l'estrade où se rassemblent les officiels. Sous les applaudissements, chaque candidat prend tour à tour la parole, essentiellement en langue locale Wolof. " Nous irons jusqu'au bout, jusqu'à ce que Wade retire sa candidature, Wade doit partir ! ", tonne Tanor Dieng. " Le combat ne saurait se limiter à la place de l'Obélisque, étendons le à tout le Sénégal ! ", enchaîne Macky Sall. Un mouvement dans la foule, arrive la star de la chanson et candidat Youssou Ndour. En bon professionnel du spectacle, le retardataire chauffe l'assistance comme il anime ses concerts: " prenez vos responsabilités ", répète-t-il encore. Derrière l'unité affichée, le meeting est aussi l'occasion pour chaque candidat de faire une démonstration de force devant ses rivaux. A ce petit jeu, Idrissa Seck est sans aucun doute le premier, avec les fanions oranges qui s'agitent en tous sens sur son passage. Les discours à peine terminés, le meeting se disperse sans aucun incident. Prochain rendez-vous dès lundi pour le M23, avec un meeting à Rufisque, dans la banlieue de Dakar.  

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CAN 2012 : Le Ghana se qualifie péniblement aux dépends de la Tunisie.

Le Ghana se qualifie pour les demi-finales au terme d'un match sans saveur gagné 2 à 1. La Tunisie a terminé la rencontre à 10 contre 11. Les Ghanéens retrouveront la Zambie en demies et devra afficher un autre visage pour atteindre la finale. Aymen Mathlouthi regrettera longtemps ce ballon relâché au coeur de la prolongation (101e). Le gardien de but tunisien est clairement fautif sur le tournant du match. Tout heureux de reprendre le cuir, Andre Ayew a envoyé son équipe en demi-finale. Le Ghana y retrouvera la Zambie, c'est une boulevard qui s'ouvre devant la bande à Gyan. Mais tout ne fut pas facile face à la Tunisie après un quart de finale plutôt équilibré. Les hommes de Trabelsi ont abusé de longs ballons en oubliant trop souvent de construire leurs offensives. Ils pourront nourrir de gros regrets après avoir un peu perdu leur sang froid en fin de rencontre, Abdennour se faisant logiquement expulsé après un geste dangereux sur Ayew (109e). Les Blacks Stars, déjà présents dans le dernier carré des deux dernières Coupes d'Afrique et qui avaient atteint les quarts de finale du Mondial 2010, confirment leur statut de valeur sûre du continent africain. C'est John Mensah, d'une tête sur corner (10e), qui leur a permis d'ouvrir la marque. Mais le très remuant Khelifa (42e), attaquant d'Evian-Thonon Gaillard, a finalement assez logiquement remis les Tunisiens dans la course. C'est à l'expérience que le Ghana a arraché sa qualification. Grosse machine parfaitement huilée depuis plusieurs années déjà, la bande des frères Ayew court après un titre depuis 1982. Cette CAN leur offre une parfaite occasion de dépoussiérer leur salle des trophées. Vingt ans après...  

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CAN 2012 : Le Mali crucifie le Gabon aux tirs aux buts.

Cruelle image. Celle de Pierre-Emerick Aubameyang, en larmes. L'attaquant des Panthères, meilleur buteur de la compétition, a failli. Un tir au but trop mollement exécuté, la seule tentative ratée. La conséquence est terrible : le Gabon est sorti de sa CAN alors qu'il avait l'occasion de se qualifier pour la première fois de son histoire pour les demi-finales de la compétition. Aubameyang en pleurs En 1996 déjà, le Gabon avait perdu aux tirs au but en quart de finale (face à la Tunisie). Ce sera donc le Mali qui retrouvera la Côte d'Ivoire dans le dernier carré, au terme d'une rencontre indécise.   Tout un pays croyait pourtant en son équipe. Tout un stade pensait assister au plus grand résultat jamais réalisé par sa sélection. Tout se présentait bien pour le Gabon, qui menait à la marque. Mais il lui a manqué sept minutes, un rien, dimanche pour éliminer le Mali, et continuer sa belle aventure à domicile. Finalement battues lors de la cruelle séance des tirs au but (1-1, 5 tab à 4), exactement comme en 1996 en Afrique Sud alors dominées par la Tunise, les Panthères devront attendre une prochaine édition pour atteindre enfin le dernier carré. Keita a qualifié le Mali Après deux premières semaines de rêve, ponctuées par trois victoires consécutives en poule et un espoir naissant de créer un immense exploit, tout s'arrête donc brutalement. En pleurs au coup de sifflet final et inconsolable, Pierre-Emerick Aubameyang, la nouvelle star locale, s'en souviendra longtemps. Celui qui avait porté les siens jusque-là a manqué son penalty. Et beaucoup plus encore, même si sa nation tout entière en ressort néanmoins grandie. Malgré les embouteillages monstres aux abords du Stade de l'Amitié, la nouvelle enceinte de Libreville était bel et bien comble pour assister à la quatrième rencontre de ses idoles. Les 40 000 spectateurs présents ont du reste parfaitement joué leur rôle de douzième homme, entonnant à plusieurs reprises l'hymne national et des chants typiques d'encouragement. Pendant les trois-quart de la rencontre, le Mali n'a quasiment pas existé, peut-être impressionné par cette énorme ambiance ou simplement inférieur à son adversaire. L'issue du match ne semblait souffrir d'aucun doute, encore plus après l'ouveture du score de Mouloungui (55e), qui venait là concrétiser une nette domination gabonaise. Buteur pour la première fois de la compétition, l'attaquant niçois faisait aussi oublier les deux poteaux touchés plus tôt par ses partenaires, Aubameyang (29e) et Cousin (59e). Il aurait juste aimé que cela suffise. Car après la sortie du capitaine et revenant Daniel Cousin, qui avait jusque-là parfaitement combiné avec son jeune compère d'attaque, la machine a subitement semblé se gripper. Contraint à reculer puis à défendre bec et ongles son maigre avantage, le Gabon n'a pas pu éviter l'égalisation du Bordelais Diabate, sur une mauvaise intervention de son gardien Ovono (83e). Poussées en prolongation, puis aux penalties, les Panthères ont finalement subi le coup de grâce par l'expérimenté Seydou Keita, qui lui n'a pas raté sa tentative pour envoyer les Aigles en demies, une première depuis 2004. Au prochain tour, les hommes d'Alain Giresse affronteront le grand favori, la Côte d'Ivoire. Pendant ce temps-là, les protégés de Gernot Rohr continueront sans doute de ruminer. De se dire qu'ils sont vraiment passés tout près de quelque chose. Mais qu'ils ne soient pas trop tristes, ils ont écrit une belle histoire du foot Gabonais, même s'ils auraient préférés une autre fin. Et maintenant, bonne chance au Mali !

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SFR dénonce free, la guerre des mobiles devient sanglante.

Le marché de la téléphonie mobile est tellement juteux que tous les coups sont permis. Ainsi SFR a écrit au gendarme des télécoms pour lui faire part de ses " doutes les plus sérieux sur le respect par Free Mobile de ses obligations de couverture ", après avoir procédé à " plus de 3000 relevés ".   La polémique sur l'étendue réelle du réseau de Free Mobile ne s'éteint pas, malgré les dénégations de Xavier Niel. On est donc maintenant aux dénonciations des concurrents, ce qui n'est pas trés élégant. Mais il est vrai que Xavier Niel récolte ce qu'il a semé, tellement il s'est moqué des opérateurs historiques. SFR a donc écrit au régulateur des télécoms Arcep pour lui faire part du résultat des vérifications qui a lui même effectuées, montrant que l'essentiel des appels effectués par des clients de Free transitent par le réseau d'Orange. Dans ce courrier, mis en ligne sur le site du quotidien Le Figaro, SFR affirme avoir mené plus de 3.000 relevés dans plusieurs communes, dont certaines avaient déjà fait l'objet d'une inspection de l'Arcep. " Il ressort des mesures réalisées que, même dans certaines communes réputées couvertes par Free Mobile, les appels ont transité majoritairement, voire quasi-exclusivement par le réseau en itinérance d'Orange ", souligne SFR. " Il s'ensuit que la population résidant dans les zones où les appels émis transitent par le réseau d'Orange ne saurait en aucun cas être regardée comme couverte par le réseau de Free Mobile ", ajoute l'opérateur. " Ces mesures suscitent donc les doutes les plus sérieux sur le respect par Free Mobile de ses obligations de couverture ", fait-il valoir. Devant le coup de tonnerre provoqué par l'arrivée de Free sur le marché de la téléphonie mobile, le régulateur avait annoncé fin janvier qu'il allait, fait exceptionnel, vérifier que le quatrième opérateur respectait bien ses obligations de couverture, après deux semaines de polémiques. L'Autorité avait pourtant estimé à la mi-décembre que Free Mobile " respectait à cette date le niveau de déploiement 3G qu'elle devait atteindre à l'échéance du 12 janvier 2012 ", c'est à dire 25% de la population. Cependant, à la suite du lancement de Free Mobile, le 10 janvier, plusieurs articles de presse citant des opérateurs concurrents, avaient fait état de la possible désactivation par le nouvel entrant de certaines de ses antennes et de l'utilisation massive du réseau Orange pour acheminer ses appels.